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Ce midi, je me suis rendue en cours. J'ai donc dû rejoindre Saint-Denis, ville qui a su se démarquer par son expression très conceptuelle de la magnificence, dans le but d'atteindre la somptueuse fac de Paris 8, avec ses escalators, ses portes automatiques, ses radiateurs situés à côté de celles qui ne le sont pas -et qui sont donc constamment ouvertes-, son entrée toute neuve, et ses profs bénévoles. Mais pour ceci, il m'a tout d'abord fallu emprunter le Monster MÉTRO. Ne riez pas: CDG-Etoile/Champs Elysées-Clémenceau/St Denis Université, c'est tout un programme. Me voilà donc installée sur un siège à l'état douteux d'une rame de la ligne la plus horrible de la RATP: la ligne 13. Je relis tranquillement mes cours (interro 30 minutes plus tard, il était temps que je m'y mette). En plein dans l'Introduction to the American History, je lève soudainement les yeux de mes feuilles, et je tombe sur ça (ou à peu près, je n'ai pas trouvé la version française dans google img):

Première réaction: "Tiens, je ne savais pas qu'elle avait fait une gamme de lingerie".
Deuxième réaction, après avoir vraiment regardé l'énorme affiche: "AH MAIS PUTAIN MAIS C'EST MOCHE!!"
Troisième réaction, le train redémarrant: "Ah en fait, c'est surtout que ça ne leur va pas, aux nanas sur la pub".
Et là, je me suis mise à réfléchir deux secondes (ça ne m'arrive pas très souvent, alors ça ne peut jamais durer très longtemps, question de manque d'habitude). Les nanas sur la pub, ce sont quand même des mannequins lingerie. Elles font certainement un joli 90C. Et, NORMALEMENT, elles ont été choisies car ce sont elles qui mettaient le mieux en valeur les vêtements présentés. Mais si même à elles ça ne leur va pas, pourquoi Diable irions-nous acheter des sous-vêtements qui nous iraient encore moins bien???
Sonia Rykiel pour H&M, ou comment rendre notre banquier heureux, pour une fois.





